Orantes de l'Assomption
Présence contemplative au cœur du monde
Rien n’est bon comme le détachement de soi-même, rien n’est déplorable comme la paresse spirituelle, j’en sais quelque chose---------Offrez-vous tous les matins et ne vous reprenez pas dans la journée---P. François Picard///////Il y a toujours à supporter, et tout le monde fait supporter. Il faut savoir se supporter mutuellement avec beaucoup de bonté, de patience, mais en même temps d'austérité de langage, avec l'affection des personnes données à Dieu---------- Je voudrai que pour nous prière et acte d’amour fussent synonymes----Mère Isabelle

Le sang des martyrs est semence de chrétiens

Âgés entre quatorze et trente ans, les martyrs de l’Ouganda faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga. Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l’épée, soit jetés au feu sur la colline Namugongo entre 1885 et 1889. 

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Le 24 février 1878, quatre jours seulement après son élection, le pape Léon XIII signa un décret de la Sacrée congrégation pour la Propagation de la Foi qui attribuait les régions inter-lacustres du Tanganyika aux Pères Blancs.

Parmi les premiers convertis se trouvaient quelques fonctionnaires et quelques pages de la résidence royale. Le baptême des quatre premiers Ougandais eut lieu le 27 mars 1880. Quatre autres furent baptisés deux mois plus tard.

Malgré le zèle des récents baptisés et des catéchumènes, l’avenir de l’Église ougandaise ne semblait pas des plus roses. Lorsque les Pères Blancs eurent le sentiment que leur vie était menacée, ils crurent bon de quitter le pays et d’attendre des jours meilleurs. Le 8 novembre 1882 ils s’exilèrent volontairement en Tanzanie.

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En partant, ils laissaient derrière eux vingt baptisés et 250 catéchumènes. En l’absence des Pères, les chrétiens et les vieux catéchumènes devinrent leurs propres apôtres. Spontanément, ils se divisèrent en petites communautés dirigées par des catéchistes. Lorsque les missionnaires revinrent de leur exil en 1885, le nouveau roi, Mwanga, leur réserva un accueil chaleureux et enthousiaste. Mais, hélas, la lune de miel fut de courte durée. Ceux qui étaient opposés aux missionnaires, spécialement le Premier ministre et les arabisants, parvinrent à convaincre le roi qu’il s’agissait d’une intrusion des blancs, destinée à le renverser. Il se mit donc à suspecter les Européens tant catholiques qu’anglicans et tous ceux qui les accompagnaient.

Un évêque anglican et sa suite furent massacrés par les sbires de Mwanga. Ce fait suscita la colère de certains chrétiens du Buganda, même au palais royal. Ils blâmèrent le roi à cause de ce massacre d’innocents.

Parmi ceux qui avaient critiqué la position du souverain se trouvait Joseph Mukasa Balikuddembe, fonctionnaire au Palais et malheureusement rival du Premier ministre. Dans sa colère et dans sa honte, le roi ordonna son exécution, prétextant qu’il ne pouvait recevoir de remontrances de la part de semblables sujets. Balikuddembe, tué le 15 novembre 1885, devint le premier martyr catholique.

 

 

Le 25 mai 1886, Mwanga revint au palais après une chasse infructueuse. On raconte qu’il ne trouva personne pour le servir. Lorsqu’il apprit que le personnel était allé écouter des instructions religieuses, il entra dans une telle colère qu’il convia ses chefs à une réunion pour statuer sur le sort de ces chrétiens qui s’étaient rebellés contre lui et la royauté. L’assemblée décida que tous ceux qui refuseraient de renier le christianisme perdraient la vie.

Les pages furent invités à définir publiquement leur position devant le roi et ses notables. Ceux qui déclarèrent vouloir demeurer chrétiens furent condamnés à mort. Le père Lourdel intercéda vainement en leur faveur. L’endroit choisi pour l’exécution fut Namugongo à dix kilomètres environ de la capitale ; l’un des condamnés fut tué à Mengo, sur la route du supplice. Le 3 juin 1886 trente deux jeunes gens, catholiques et anglicans, furent molestés au moyen de lances et de torches puis enroulés dans des nattes et jetés dans les flammes.

Pendant leur supplice, ils demeurèrent inébranlables dans leur foi et s’encouragèrent mutuellement, spécialement les jeunes comme Kizito, qui n’avait que 14 ans. Ils moururent dans la sérénité et la prière. Le dernier supplicié Jean-Marie Muzeeyi, fut décapité ; son corps fut jeté dans un marécage près de Mengo, un faubourg de la capitale.

Ces martyrs ont été canonisés par Paul VI au cours du Concile Vatican II, en présence de 2.000 évêques rassemblés à Rome, le 18 octobre 1964. Leur exemple a inspiré beaucoup de chrétiens ougandais, spécialement dans les moments désespérés.

Le 3 juin est un jour de fête pour les catholiques et chaque année, ils se rendent en pèlerinage à Namugongo.

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 « Le sang des martyrs est semence de chrétiens. »
— Tertullien

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« Celui qui a reçu la foi ne peut pas la garder pour lui seul. Il est obligé de la transmettre, comme un feu sacré. »
— Pape Léon XIII

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« L’Église doit aller à la rencontre des personnes là où elles sont, avec compassion, proximité, et avec le cœur du Christ. »
— Pape Léon XIV