Présence contemplative au cœur du monde
Rien n’est bon comme le détachement de soi-même, rien n’est déplorable comme la paresse spirituelle, j’en sais quelque chose---------Offrez-vous tous les matins et ne vous reprenez pas dans la journée---P. François Picard///////Il y a toujours à supporter, et tout le monde fait supporter. Il faut savoir se supporter mutuellement avec beaucoup de bonté, de patience, mais en même temps d'austérité de langage, avec l'affection des personnes données à Dieu---------- Je voudrai que pour nous prière et acte d’amour fussent synonymes----Mère Isabelle

Ecoute et Dialogue

La Région de l’Europe s’est réunie pour une assemblée régionale autour du thème « Ecoute et dialogue ». Père Alexis nous guide dans cette démarche. Ci-dessous, voici un partage sur l’essentiel de cette journée d’assemblée.

Nous sommes une congrégation internationale et multiculturelle, d’où la nécessité de se pencher sur la réalité interculturelle au sein de nos communautés. Appréhender une nouvelle culture passe par un choc culturel vécu en quatre étapes : la lune de miel, la crise, la récupération et l’ajustement. Au delà du choc culturel se trouvent des préjugés et des stéréotypes qui engendrent des faux problèmes où on accuse l’autre à qui appartient toujours la faute… En effet, la connaissance de ma propre culture et de la culture de l’autre passe par l’ouverture, la curiosité positive, l’observation, l’interprétation, etc. Cela donne droit à l’erreur et donc il y a le besoin impératif de poser la question, ce qui conduit au dialogue et à l’écoute.

En effet, pour avoir une compétence interculturelle il faut pouvoir lire, s’informer, se former. Cela demande une capacité d’échange, ça permet de prendre la parole, d’exprimer librement son point de vue. Toute interprétation est subjective, sujette à l’erreur, ne jamais s’arrêter à son interprétation mais engager plutôt un dialogue. L’intelligence n’est ni noire ni blanche, ni jeune ni âgée… il faut entrer en dialogue pour pouvoir écouter, argumenter, négocier. Pour y arriver, il faut LIRE ! La peur d’être mal comprise, la frustration sont parfois les conséquences d’un manque de dialogue. Une question n’est pas une opposition. Pour éviter le blocage, il faut éviter la peur de prendre la parole. Quand on ne sait pas, on demande ! Il est important de s’éveiller à la conscience de nos limites pour éviter les faux problèmes qu’on s’inflige soi-même.

Par exemple, dans certaines cultures, c’est l’aîné qui prend d’abord la parole… Le premier pas pour surmonter cet trait culturel c’est pouvoir prendre conscience de cette réalité et y puiser ce qui construit la communauté par rapport à la culture de l’évangile et de la congrégation. Même s’il y a malentendu, il faut passer au dialogue ; quand on démissionne devant un malentendu, la plaie ne cicatrise pas. Le dialogue nécessite beaucoup d’humilité, accepter de mourir en soi-même.

L’entretien du jour était basée sur des compétences interculturelles génénarales, la responsablité a été leguée à la Région, à chaque communauté de pouvoir déployer ces notions de base par rapport au charisme propre des Orantes de l’Assomption. Le charisme des Orantes donnera des répères claires et une manière propre de vivre l’écoute et le dialogue dans la réalité interculturelle et internaltionale de nos communautés.

On ne s’est pas choisi, on doit continuellement se réajuster les uns aux autres. L’évangile reste le repère sur lequel se base la culture de toute congrégation religieuse, il en donne les modalités, la tonalité pour le mieux vivre. Ainsi, à la base du dialogue et de l’écoute, il y a des points communs ensuite vient s’y greffer les réalités de chaque congrégation et de chaque communauté. La communion se fait à partir de la diversité ! L’exemple de la Trinité est parlant : le Père, le Fils et l’Esprit, Un seul Dieu en Trois personnes. Même dans vos diversités, « N’ayez pas peur ! » dira le Christ.