Présence contemplative au cœur du monde
Rien n’est bon comme le détachement de soi-même, rien n’est déplorable comme la paresse spirituelle, j’en sais quelque chose---------Offrez-vous tous les matins et ne vous reprenez pas dans la journée---P. François Picard///////Il y a toujours à supporter, et tout le monde fait supporter. Il faut savoir se supporter mutuellement avec beaucoup de bonté, de patience, mais en même temps d'austérité de langage, avec l'affection des personnes données à Dieu---------- Je voudrai que pour nous prière et acte d’amour fussent synonymes----Mère Isabelle

Echos des enseignements lors de la journée de la vie consacrée

JOURNÉE MONDIALE DE LA VIE CONSACRÉE

Aujourd’hui à l’occasion de la  journée mondiale de la vie consacrée, les consacrées des différentes familles religieuses  œuvrant au diocèse de Butembo-Beni se sont réunie à la Cathédrale de Butembo (en République Démocratique du Congo) pour méditer sur la consécration religieuse. La journée à commencée par une conférence autour du thème sur la vie communautaire, présidée par le Père Hygen, prêtre du Sacré-Cœur de Jésus.  En voici quelques un écho du contenu de son exposé.

–  Ma communauté religieuse, je dois la comparer à ma famille biologique qui, quand on s’y éloigne, on a toujours envie d’y retourner et quand on y arrive, on a la joie de se retrouver avec les parents, frères et sœurs, cousins cousines, neveux et nièces etc.

–  L’unité doit régner dans nos familles religieuses, car une famille divisée n’est plus une famille.  Nous ne devons pas combattre nos différences, mais plutôt, les accueillir mutuellement.  Reconnaissons que nous sommes complémentaires dans la communauté. Ne minimisons personne dans notre vie communautaire, parce qu’il peut arriver que je me trouve dans un besoin urgent en présence de cette personne que je néglige, et qu’à ce moment là c’est elle qui viendra à mon secours.

–  L’expérience de la communauté des treize, (celle de Jésus et ses douze disciples), cfr. Marc 3, 13-21, nous montre que Jésus appelle ses disciples et les choisi, malgré leurs différences de caractères et de potentialités. Ils les appellent telles qu’ils sont et veut les exploiter comme ils sont. Ceux-ci sont irremplaçables dans ce qu’ils sont, mais ils ne sont pas irremplaçables dans ce qu’ils font. C’est-à-dire, on ne peut pas remplacer  la personne dans ce qu’elle est, mais on peut la remplacer dans ce qu’elle fait. Par exemple s’il m’arrive d’abandonner une charge ou un emploie que j’exerce dans la communauté ou un poste que j’occupe dans un milieu professionnel, il y toujours quelqu’un qui vient me remplacer.

–  Les gens qui nous entourent veulent rencontrer en nous la face du Christ. Et parfois, s’il leur arrive de nous critiquer, c’est parce que nous –même, nous sommes dévoilés. Nous dévoilons  ce que nous avons dialogué en communauté. Parfois on a même du mal à accueillir le bien que l’autre fait dans la communauté, malgré ses défauts. Le pape françois nous interpelle dans son Encyclique ʺ La joie de l’Evangile », n° 100 en ce sens : « Qui voulons-nous évangéliser  avec des tels comportements?»

–  Nous sommes des formateurs d’opinion. C’est-à-dire, ce que nous disons peut être considéré par notre entourage comme un « credo ». Donc il nous faut beaucoup faire attention de ce que nous disons. Ce qu’il nous faut savoir est que nous sommes des chrétiens consacrées.

–  La discrétion est une vertu. Nous pouvons faire effort de fermer nos bouches quand nous constatons des tendances des critiques autour de nous vis-à-vis du membre de notre communauté. Nous sommes des ambassadeurs du Christ, plus encore, en tant que religieux, nous sommes un peut spécial dans ce que nous sommes, vivons et disons.

– Aujourd’hui, nous célébrons la journée mondiale de la vie consacrée. Nous devons penser à inviter Jésus à revenir bientôt, et pouvons prier comme St Ignace de Loyola : « Donne moi Seulement de t’aimer Seigneur !«