Présence contemplative au cœur du monde
Rien n’est bon comme le détachement de soi-même, rien n’est déplorable comme la paresse spirituelle, j’en sais quelque chose---------Offrez-vous tous les matins et ne vous reprenez pas dans la journée---P. François Picard///////Il y a toujours à supporter, et tout le monde fait supporter. Il faut savoir se supporter mutuellement avec beaucoup de bonté, de patience, mais en même temps d'austérité de langage, avec l'affection des personnes données à Dieu---------- Je voudrai que pour nous prière et acte d’amour fussent synonymes----Mère Isabelle

Prier le Sacré-Coeur, M. Isabelle, fondatrice des Or.A

Parfois on recherche l’origine de la dévotion au Sacré-Coeur. On l’attribue à Sainte Mechtilde, à la Bienheureuse Marguerite-Marie, au Bienheureux Eudes. On ne devrait pas aller chercher si loin, on trouve l’origine de la dévotion du Sacré Coeur dans l’Evangile. C’est à l’école du coeur de Notre-Seigneur qu’il faut apprendre toutes choses. Si les Saints ont si bien parlé de la dévotion au Sacré-Coeur, c’est qu’ils ont reflété cette parole de Notre-Seigneur : Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur (Mt11, 29).

Nous devons nous exercer aux vertus du coeur de Notre-Seigneur, en particulier à cette parole : Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur. Cela signifie la douceur vis-à-vis du prochain et l’humilité vis-à-vis de soi-même. Ceux qui aiment véritablement Notre-Seigneur n’ont pas de vanité, de susceptibilité, de tous ces mouvements qui sont contraires à la grâce de Dieu, au coeur de Jésus.

Ils ont vu qu’elle était la moelle, la nourriture que Notre-Seigneur voulait nous donner ; ils l’ont savourée particulièrement dans la dévotion au Sacré-Coeur. Saint François de Sales n’a pas puisé ailleurs. Nous devons toujours nous en rapporter à l’Evangile, c’est là l’origine de tout, l’origine de la perfection, de la perfection que nous devons pratiquer. Tout est dans cette dévotion au Sacré-Coeur, c’est un coeur qui a aimé Dieu dans la fidélité d’un amour brûlant, passionnant, avec une dévotion parfaite.

Les humbles sont doux. On peut avoir le caractère vif, impatient, et cependant être doux parce qu’on est doux au fond du coeur, parce qu’on est bon, doux, dans ses appréciations, parce qu’on ne cherche pas à se mettre en avant, qu’on cherche à faire valoir les autres. Cette vraie douceur des âmes est puisée dans le Coeur de Jésus. C’est certainement difficile d’acquérir la douceur et d’en faire des manifestations, mais il faut surtout travailler dans le fond de son coeur à cette douceur à cette humilité que le Coeur de Notre-Seigneur nous enseigne. C’est celle-là qu’Il demande aux âmes puisqu’Il nous a dit de l’aller puiser dans son Coeur.

Si nous pouvions, dans ce mois de Juin, retirer cette grâce du Coeur de Jésus, et lui demander pour nous, pour nos Soeurs, pour tous, de bien l’entendre, de bien le comprendre par rapport à l’humilité, à la douceur, parce que c’est là ce qu’Il a voulu nous apprendre. Apprenez de moi, a-t-il dit, que je suis doux et humble de coeur (Mt 11, 29), c’est à dire humble jusqu’au fond; non seulement en apparence, mais véritablement. Que notre prière soit humble comme celle de Notre-Seigneur, parce que c’est aux âmes humbles que Notre-Seigneur confie sa grâce. Tâchons, par notre humilité, de répandre cette grâce dans le monde.

Demandez à la Sainte Vierge de vous enseigner ces vertus. Qui peut mieux qu’elle connaître les vertus du coeur de Jésus ? Le coeur de Jésus battait contre le sien. Elle entendait tout, comprenait ces lumières du coeur de Jésus, son amour, son adoration vis-à-vis du Père, de la Divinité.

Demandons à la Très Sainte Vierge d’avoir cet amour ardent, ce dévouement à tout ce que Dieu demande de nous, que ce soit la bonté, la charité sous n’importe quelle forme. Que la Sainte Vierge nous montre tous les secrets du coeur de Jésus ! Qu’elle soit notre modèle à la suite de Notre-Seigneur, elle, son imitatrice si fidèle ! car il ne suffit pas d’avoir des lumières, des exhortations, des instructions, il faut aussi que toute la vérité pénètre en nous. Il y a beaucoup de vertus qui ne sont pas véritables, on s’en attribue là où il n’y en a pas. Ou bien, elles ne sont pas vraies, elles ne sont pas selon la loi de Dieu, telles que Notre-Seigneur les veut de nous.

Pendant ce mois béni, demandons à Jésus toutes les grâces dont nous avons besoin. La dévotion du Sacré-Coeur est la source de toutes les grâces, de toutes les dévotions, de toutes les forces, de toutes les lumières. C’est du Coeur de Jésus que nous devons apprendre à prier, à supplier pour le monde entier. Ce sont toutes les intentions du monde que nous devons jeter dans le Coeur de Jésus.

Nous devons demander des grâces pour tous, pour les religieux, les religieuses, pour nous-mêmes ; nous devons tout attendre du Coeur de Jésus. Nous devons le prier, le tourmenter pour ainsi dire, puisque Dieu veut être cherché. Il faut lui demander les dons non du bout des lèvres, mais avec une grande ardeur. Aucune de nos prières n’est perdue. Il faut demander pardon à Dieu pour toutes les fautes, car il n’y a aucune âme qui puisse se dire qu’elle n’a pas toujours été délicate vis-à-vis de Notre-Seigneur.

Il y a, dans notre vie, des marques que Dieu pense à nous, qu’Il ne nous oublie pas, qu’Il a des délicatesses infinies. C’est pour cela que les paroles de Judith nous sont appliquées : Parce que vous avez agi avec courage et que votre coeur a été plein de générosité, la main du Seigneur vous a fortifiée, et vous serez bénie éternellement.