Présence contemplative au cœur du monde
Rien n’est bon comme le détachement de soi-même, rien n’est déplorable comme la paresse spirituelle, j’en sais quelque chose---------Offrez-vous tous les matins et ne vous reprenez pas dans la journée---P. François Picard///////Il y a toujours à supporter, et tout le monde fait supporter. Il faut savoir se supporter mutuellement avec beaucoup de bonté, de patience, mais en même temps d'austérité de langage, avec l'affection des personnes données à Dieu---------- Je voudrai que pour nous prière et acte d’amour fussent synonymes----Mère Isabelle

Sermon de Saint Augustin pour Pâques

Icône de la résurrection

La résurrection du Seigneur a répandu l’allégresse dans le monde. Autant son éclat brille aux regards, autant ses bienfaits réchauffent le coeur : le vieil homme a disparu, l’homme nouveau a pris sa place : c’en est fini de la prévarication d’Adam; elle a été pardonnée, grâce au Christ. Jadis, les âmes traînaient pitoyablement, derrière elles, la chaîne de l’erreur ; elles sont maintenant rachetées et vont au ciel conduites par les liens de la charité. Le Christ meurt, et, par sa mort, il délivre le monde du joug de l’erreur : il ressuscite et fait évanouir notre ennemi.

Triomphons dans le Christ : dans sa miséricorde, il nous a donné un remède, celui de sa croix, et, par sa croix, il nous a apporté de glorieux trophées.

Judas a vendu son Seigneur, Pierre a renié son maître, le larron a confessé le Christ. Judas a désespéré, Pierre a chancelé , le larron a mérité le paradis. Dans la trahison de celui qui a vendu le sang du Christ, dans le reniement de Pierre et la confession du larron, nous trouvons la preuve de la salutaire mission du Rédempteur.

Mes frères, réjouissons-nous donc dans le Seigneur; rendons grâces au triomphateur de la mort, dans les élans d’une joie toute spirituelle, de l’allégresse de tous nos sens ; car a il nous a appelés du sein des ténèbres à « son admirable lumière », « et, après nous avoir arrachés à la puissance du démon, il nous a fait entrer dans le glorieux royaume de son Fils».

Mais cette joie qu’il nous faut ressentir ne doit avoir rien de commun avec la joie mondaine ou séculière; elle ne doit point se traduire, comme au milieu des festins, par des applaudissements qui sentent l’insanité et le libertinage, comme celle de la vile populace: « Car Jésus-Christ est notre Agneau pascal, qui a été immolé pour nous ».

La mort a été absorbée dans sa victoire. O mort, où est ton aiguillon? O mort, où est ta victoire ? » Parce que le Christ a emmenés avec lui ceux que tu retenais captifs, chantons tous alléluia, et, en ce beau jour de fête , tournons-nous vers le Sauveur si bon.