Présence contemplative au cœur du monde
Rien n’est bon comme le détachement de soi-même, rien n’est déplorable comme la paresse spirituelle, j’en sais quelque chose---------Offrez-vous tous les matins et ne vous reprenez pas dans la journée---P. François Picard///////Il y a toujours à supporter, et tout le monde fait supporter. Il faut savoir se supporter mutuellement avec beaucoup de bonté, de patience, mais en même temps d'austérité de langage, avec l'affection des personnes données à Dieu---------- Je voudrai que pour nous prière et acte d’amour fussent synonymes----Mère Isabelle

Mère Isabelle nous parle des grâces de Lourdes

En la fête de Notre-Dame de Lourdes, il est impossible de ne pas penser à la Sainte Vierge qui a apporté tant de grâces: « Vous avez visité la terre, et vous l’avez comblée de grâces. » C’est une si grande grâce pour les enfants de l’Assomption que toutes celles obtenues dans les pèlerinages… Remercions la Sainte Vierge pour toutes les grâces qu’elle a répandues sur l’Assomption. Elles sont innombrables les grâces accordées à l’Assomption dans les pèlerinages à Lourdes… Priez pour que la Sainte Vierge continue ces grâces pour les malades; priez aussi le Père Picard, promoteur de ces grandes supplications, priez-le qu’il aide à la diffusion de ces grâces. Ne vous lassez pas de prier pour que la Sainte Vierge répande abondamment ses grâces sur notre famille religieuse.

A Lourdes, la Sainte Vierge a dit: « Pénitence! Pénitence! » Ce mot entraîne à sa suite toutes les joies qu’Elle venait apporter sur la terre. La fête de Notre Dame de Lourdes est un jour de joie mais il faut se rappeler que la Sainte Vierge a parlé aussi de pénitence, de prière. Mais ce doit être la pénitence joyeuse. Les malades qui viennent à Lourdes et sont guéris, s’appliquent à la pénitence, mais une pénitence joyeuse parce qu’ils ont le sourire de la Très Sainte Vierge. Nous devons avoir le sourire de la Très Sainte Vierge.

Le Père Picard me disait: « Je crois n’avoir jamais laissé passer une épreuve sans en remercier la Sainte Vierge. » C’est ainsi qu’il faut être. La Sainte Vierge s’est montrée à Lourdes les mains pleines de grâces, mais a prêché [aussi]  la prière intense, telle qu’on la pratique à Lourdes, telle que le Père Picard l’a enseignée. Il n’y avait pas de supérieur qui demandât davantage la prière que le Père Picard. Il faisait prier, il le demandait avec instance, il faisait des prières à l’infini, il était un homme de prière et demandait qu’on fût des âmes de prière. Et à Lourdes, cet esprit de prière, de demande, de confiance, avait dû augmenter quand il y conduisait ses malades en pèlerinage.

C’est ainsi que nous devons être: nous devons supplier, conjurer, demander les grâces surnaturelles, invisibles. On voit beaucoup de guérisons corporelles à Lourdes, mais ce n’est qu’un reflet des grâces spirituelles qu’on ne voit pas: ce sont là les grâces que la Sainte Vierge veut répandre. Demandons-lui cet amour joyeux de tout ce qui est contraire à notre nature, parce que tout ce qui fait souffrir ramène à Dieu. Prions le Père Picard qu’il intercède pour nous [auprès de] Notre-Dame de Lourdes puisqu’il était si puissant, il obtenait avec tant de foi sur la terre, que nous ne pouvons pas croire qu’au ciel il soit moins puissant. Nous devons lui demander ce grand esprit de l’Assomption qui donne avec joie.

Quant au culte extérieur, ce n’est pas à l’Assomption qu’il est possible de ne pas l’avoir, puisque par elle, sont nés les pèlerinages de Lourdes. Par ailleurs, Le Père Picard, à Lourdes, faisait venir des malades, demandait des guérisons; mais il disait: « Les guérisons, cela m’est égal, ce que je désire, c’est avant tout le miracle intérieur. » A Lourdes, la Sainte Vierge a montré qu’elle voulait répandre la grâce sur les corps et sur les âmes. Le Père Picard, qui a conduit les premiers pèlerinages, faisait demander par les malades la guérison des uns et des autres, et même le sacrifice d’une guérison pour en obtenir une autre. Il y avait là deux prières : la demande d’un bien temporel, et le sacrifice : c’était une prière surnaturelle.

Quand la Sainte Vierge a apparu à Bernadette, à Lourdes, elle a dit : « Je suis l’Immaculée Conception. » La Sainte Vierge a fait venir les foules auprès d’elle. C’est toujours un bienfait quand elle nous fait obéir. Les foules ne seraient peut-être pas venues si elle n’y répandait pas ses bienfaits sur les âmes. Mais on ne lui aurait peut-être pas tant obéi si elle n’avait pas autant répandu ses bienfaits. Saint François de Sales dit qu’on ne prend pas des mouches avec du vinaigre, mais avec du miel… La Sainte Vierge nous a attirés à Lourdes par toutes sortes de bienfaits.

Les malades ont fait des actes héroïques, se sont abandonnés à la volonté de Dieu, mais il y a une parole qui n’a pas été assez entendue, comprise : Pénitence, pénitence ! C’est une des paroles principales que la Sainte Vierge a prononcées. Lourdes est un pèlerinage joyeux par les miracles qui y ont été accomplis.

Des instructions de Mère Isabelle, février 1911

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