Présence contemplative au cœur du monde
Rien n’est bon comme le détachement de soi-même, rien n’est déplorable comme la paresse spirituelle, j’en sais quelque chose---------Offrez-vous tous les matins et ne vous reprenez pas dans la journée---P. François Picard///////Il y a toujours à supporter, et tout le monde fait supporter. Il faut savoir se supporter mutuellement avec beaucoup de bonté, de patience, mais en même temps d'austérité de langage, avec l'affection des personnes données à Dieu---------- Je voudrai que pour nous prière et acte d’amour fussent synonymes----Mère Isabelle

Isabelle Marie de Clermont-Tonnerre, Comtesse d’Ursel, 1849 – 1921 

Une femme saisit par le Christ

gallery/1895, is comtesse d'ursel , 46 ans(2)

 

 Mère Isabelle était une femme de son temps tout en restant très actuelle 160 ans après. Aujourd’hui, elle nous aide à comprendre ce que doit être l’âme contemplative au milieu du monde :

« Comment [des] occupations extérieures me sépareraient-elles de Lui si je comprends  bien  ma  mission ?  Ne  s’agit-il  pas  de  porter  Jésus  aux  âmes ? Donc  il  faut  qu’il  soit  avec  moi.  Mais  je  puis  le  donner  sans  le  perdre  ;  et même  je  le  possède  d’autant  plus  que  je  le  donne.  C’est  un  feu  sacré  qui s’embrase  de  plus  en  plus  en  se  communiquant.  Donc  que  j’aille  aux  âmes avec Jésus et je rapporterai Jésus. Paroles consolantes et vraies qui résument ce que doit être l’âme contemplative au milieu du monde : Jésus au centre du cœur et rayonnant sur tout ce qui vous entoure.  – Oui, mais si Jésus est toujours  rayonnant  ses  rayons  sont  trop  souvent  voilés  par  nos  faiblesses, nos infidélités, c’est pourquoi tout en ayant Jésus, je ne le donne pas… » Mère Isabelle lors d’une retraite à Paris, chez les Oblates, le 29 juillet 1893
 
Mère Isabelle (1849-1921) était par sa naissance une grande dame et une femme attentive au monde où elle vivait. A 23 ans, elle se met sous la direction spirituelle du Père Picard. Peu de temps après son mariage, elle devient veuve et va élever seule sa fille. Isabelle veut être toute à Dieu et à l’Eglise. Dans les joies et les peines, elle se garde de toute illusion dans sa prière en se soumettant à l’obéissance à son directeur spirituel. Le Seigneur modèle sa vie et l’oriente progressivement à fonder en Assomption une congrégation de vie contemplative.

Ce que je veux donner à Dieu je veux lui donner joyeusement et de bon cœur. En allant au pauvre, on va à Notre Seigneur et si on le fait en esprit de foi dans la mesure voulue pour ne nuire en rien à l’observance et au recueillement, notre vie contemplative n’en souffrira aucun dommage… (M. Isabelle)

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